BLOODSTAINED - RITUAL OF THE NIGHT
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CONTRAT REMPLI
Blondex La campagne Kickstarter de Bloodstained est sans doute allé au-delà des espérances de Koji « Iga » Igarashi, l’ancien producteur emblématique des Castlevania, mais la pression fut en retour énorme. Plusieurs studios se sont relayés pour développer un jeu mal embarqué, et le résultat technique, bancal, en garde les traces – à plus forte raison sur Switch. Si vous achetez Bloodstained, c’est toutefois que vous êtes prêt à passer outre des graphismes pas très jolis, ainsi que quelques bugs, pour profiter d’un héritier du mythique Symphony of the Night. Et est-ce bien le cas ? Fort heureusement, oui ! Iga propose aux joueurs ce qu’il a toujours su faire : un jeu qui, sans chercher à innover, sans prendre de risques, offre un contenu intéressant, regroupant les meilleures idées des opus GBA et DS. Son héroïne rappelle par ailleurs celle d’Order of Ecclesia, et le producteur a su s’entourer d’une équipe qui, de la composition aux illustrations, maîtrise l’univers Castlevania. Là où Keiji Inafune s’est perdu avec Mighty n°9, clone très décevant de Megaman, Iga a su conserver sa vision du jeu, digne d’un metroidvania authentique. Pour les fans, le contrat est rempli.
OUI, MAIS...
Mérode Jeu de Koji Igarashi oblige, on y retrouve évidemment le canevas Metroidvania de son ancêtre Symphony of the Night, mais dans lequel on aurait injecté des éléments de gameplay venus de jeux actuels comme le craft, la cuisine, le gardening et le custom de personnage. La force du jeu réside cependant dans la multitude de possibilités qu'il offre, de par son grand nombre d'armes ainsi que la possibilité d'équiper plusieurs fragments activant magies, mouvements spéciaux, buffs de compétence activables... Ce système, en total adéquation avec le level design, est indispensable pour progresser. Il offre de nombreux pouvoirs (mutation, régénération de vie...), ce qui apporte richesse et rejouabilité. Côté artistique, on a une ambiance gothique sympa, malgré un rendu parfois vieillot des textures. Je note aussi des animations rigides, des ralentissements et surtout des crash à plusieurs reprises (j'en ai eu 4 en 16h). Et ça c'est vraiment dommage. Les musiques sont bien, mais il manque cette sensation de ballet gothique et d'envolées musicales de son aîné Castlevania. En résumé, un bon jeu, au level design intelligent et à la direction artistique inspirée, malgré une technique perfectible.
OUI !
MadMax Ce bon vieil Igarashi, honteusement débarqué de Konami comme un malpropre, ne croyait pas si bien dire lors du lancement de la campagne participative de ce Bloodstained, en martelant vigoureusement qu'il était persuadé que ses jeux pouvaient continuer de plaire à notre époque moderne... N'étant pas un amateur absolu de toute sa production, je dois pourtant avouer qu'il avait raison sur ce coup-là, le bougre ! Reprenant la formule qui avait parfaitement fonctionné dans Symphony of the Night, Bloodstained nous permet d'incarner une héroïne répondant au doux prénom de Miriam, une "cristalliseuse" qui manie armes de poing et magie à la manière d'Alucard dans le premier jeu cité. Vous rencontrez au fil de votre périple dans le château démoniaque vous servant de terrain de jeu tout un tas de personnages plus ou moins loufoques, dont un coiffeur aux airs d'Edward aux mains d'argent qui vous permet de changer en totalité l'apparence de Miriam, coupe de cheveux et même couleur de peau ! Très intelligemment amené, tout comme l'architecture générale de ce titre aux graphismes soignés et à l'action soutenue par une partie musicale de très haute volée et une jouabilité qualitative. Bravo, Iga !
OUI !
Iglou Les fans de Castlevania façon IGA ne sont pas prêts pour ce débat, mais Bloodstained est le meilleur jeu d’Igarashi. Après les déboires avec Konami, il crée ArtPlay, studio indépendant, et met en chantier son nouveau metroidvania du nom de Bloodstained. Si on a fait les anciens Castlevania sous sa direction, il est amusant de voir qu’il continue son obsession pour certaines mécaniques de gameplay (comme l’absorption de pouvoirs en tuant des ennemis), qu’il approfondit et peaufine. C’est un vrai plaisir de tester toutes les possibilités offertes par cette proposition. Il en va de même pour une des idées de SOTN qui arrive enfin à maturité ici. Je n’en dirai pas plus, mais cela fonctionne parfaitement dans Bloodstained et permet de réellement jouer avec le level design, même contre certains boss : du grand art. Cependant, même si j’ai adoré Bloodstained, le manque de moyens se fait sentir, surtout dans le dernier tiers où le jeu tourne en rond dans ses décors : grotte de sable, grotte de feu et, pour finir… une grotte de glace. C’est un peu décevant. Difficile de lui en vouloir tant Bloodstained est un jeu généreux et maîtrisé. Vivement la suite.
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