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Blondex
UNE JOLIE PIECE DE MUSEE
Clockwork Aquario, c’est d’abord l’histoire d’un jeu de Westone quasiment achevé en 1993, mais annulé parce qu’il ne collait plus à l’air du temps. 2 décennies plus tard, c’est une culture vidéoludique du rétrogaming solidement établie qui a sorti de l’oubli ce projet abandonné. Les efforts d’un passionné (Steve Snake), qui s’est mis en tête de retrouver Clockwork Aquario et le compléter, ont ainsi permis au jeu de sortir en 2021. Ma critique n’entachera donc pas cette belle histoire, d’autant que la réalisation colorée et joyeusement bruyante renvoie aux souvenirs des années 90, mais le jeu aurait-il marqué ne serait-ce qu’un peu son époque s’il avait pu sortir en 1993 ? Certainement pas. Au bout de 5 courts niveaux, le jeu n’offre finalement pas d’autres défis que le high score, et paraît effectivement bien désuet. Et pour un jeu de 2021, que propose-t-il face à une multitude de productions indé typées rétro ? Pas assez, forcément, et rien qui ne justifie son prix à plein tarif. Les réglages façon « Sega Ages » et quelques artworks viennent toutefois agrémenter cette pièce de musée restaurée aussi soigneusement que possible, et qui saura toucher les rétrogamers.
Hé ben moi, j'ai adoré ce jeu ! Clockwork Aquario est jeu de plateforme/action qui fait la part belle au scoring. Ainsi, il faudra éliminer les ennemis en réalisant un maximum de combos pour scorer un max. Il y a également des potions de vie (pour se refaire une santé) et des diamants (pour glaner de précieuses vies) qui seront à trouver ici ou là. Le jeu ne comporte que 5 stages, mais suivant le mode de difficulté choisi, vous devrez vous contenter d'un certains nombre de crédits pour finir le jeu. Cela rend l'expérience déjà bien plus ardue... Mais surtout, ce p’tit bijou vidéoludique propose une réalisation 2D magnifique, bourré de couleurs, de petites animations qui donnent vie à l'ensemble, des sprites tout en rondeur et parfois imposants, une bande-son vitaminée, une animation sans faille et un brin d'humour qui donne vraiment l'envie d'y jouer et d'y rejouer encore ! Il n'aurait peut-être pas marqué son époque, mais il est clairement un soft qui plaira aujourd'hui, aux férus de scoring, aux amoureux du pixels finement travaillés, aux joueurs rétro exigeants.
Ce jeu de plate-forme des créateurs de Wonderboy - excusez du peu - détient le record du monde du temps écoulé entre le début et la fin de son développement. Près de trente balais, rendez-vous compte ! La persévérance et la minutie dans la rétro-ingénierie d'une équipe de passionnés nous gratifient donc de ce Clockwork Aquario qui fleure bon les années 90, avec une 2D fine et détaillée. Ne vous leurrez pas, ce n'est pas le jeu du siècle. Mais il possède des attraits certains dont seuls peuvent se vanter les bons jeux. Outre son graphisme coloré qui flatte agréablement la rétine, le titre de Ryuichi Nishizawa nous offre une maniabilité quasi-immédiate et nous permet de choisir parmi trois héros pour aller régler son compte à l'ignoble monstre qui a osé détruire le château de sable d'un enfant sur Terre (véridique !). J'ai pris plaisir à évoluer dans ces niveaux certes courts, mais à l'action et à l'ambiance variées et prenantes. De plus, l'éditeur ne s'est pas foutu de nous du point de vue des options et autres bonus disponibles, avec des illustrations, une scène d'intro rigolote et un mini-jeu. C'est typiquement le genre de titre qu'on ressort volontiers pour une petite partie.