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Dans une Pologne soviétique qui fleure bon la rouille et la poussière, en proie à un terrible virus, notre voyageuse en scaphandre y revisite le temps, au gré d’allers-retours entre passé et présent. La voyageuse est-elle humaine ? Le doute est permis. Sa mission de sauvetage prend en effet des allures de chasse à l'homme inquiétante, mais on la sent vaciller dans son armure de fer, sans visage. Pas d'espoir ici, et le passé n'a rien de glorieux, il est même plus effrayant encore que le présent post-apo. Plus réel. Tuer devient inconfortable : les créatures absorbent les cadavres de leurs congénères fraichement tombés pour devenir plus forts encore. La peur est partout, jusque dans les menus. L'idée d'un inventaire extrêmement limité en place nous impose de faire des choix : sacrifier ses quelques balles contre une denrée vitale, un choix à haut risque et fréquent dans ce Cronos avare en tout. Et puis le jeu se montre soudainement contemplatif et se libère de sa pesanteur, musique ambient dans le casque. Un des pouvoirs, qui s’ancre sous nos pas pour mieux nous libérer de la gravité, offrent des séquences particulièrement mémorables, au moins autant que les affrontements attendus.