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Il aura fallu 26 ans pour que Nintendo se décide à réaliser un nouvel épisode 3D de Donkey Kong, et autant dire que la firme de Kyoto n'avait pas le droit à l'erreur. Notre gorille préféré sera plongé au cœur d'une planète accompagnée de la très jeune Pauline pour atteindre le centre du monde. Comment ne pas faire d'un Donkey un simple ersatz de Mario ? C'est bien sûr d'utiliser la puissance de DK qui va pouvoir quasiment tout détruire sur son chemin pour récupérer le plus de bananes possible. Ce système de destruction sera l'épicentre de toute l'expérience, ce qui a fait ressurgir en moi le plaisir primaire de tout casser. Pour compléter sur ce système, il sera épaulé par Pauline qui permettra à DK de changer de forme pour varier les situations et les plaisirs. Comme depuis 2017 et le virage amorcé avec Zelda BotW, le jeu vous donnera une grande liberté d'action pour résoudre les situations, tout en gardant un minimum le contrôle du level design et sur le renouvellement des situations. Tout n'est pas parfait : si la formule fonctionne, elle peut finir par lasser, surtout avec le ventre mou du milieu, mais qu'importe, ce Bananza m'a transporté et j'ai battu de la poitrine avec DK.
Repris en main par Nintendo, DK repart pour une toute nouvelle aventure. La filiation avec Mario Odyssey est certes évidente, mais Bananza n’en est pas moins un jeu à la tonalité unique, où notre gorille creuse pour tracer sa route, en compagnie d’une inattendue Pauline ado. La surprise est de constater que manette en main, le jeu suit une progression bien linéaire, avec un level design si bien étudié que démolir à tout va est même encouragé. Si l’envie vous prend d’ailleurs de tracer le plus vite possible au niveau suivant, le jeu ne vous en empêche pas – un esprit Zelda BotW –, même si les défis abondent de toute part pour trouver les très nombreuses bananes d’or (qui vous offrent des points pour débloquer des compétences). Pour ma part, je ne me suis pas ennuyé un seul instant avec ce Bananza, fidèle à l’esprit explosif et dynamique des précédents jeux DK, à qui le jeu adresse d’ailleurs de nombreux clins d’œil. La réalisation de bonne facture manque en revanche de panoramas qui accrochent l’œil ou d’effets réellement spectaculaires, et la caméra pose parfois quelques désagréments, mais DK Bananza est suffisamment percutant pour faire oublier ces menus défauts.