Réflexion sur l'élitisme dans les jeux vidéos

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Wizzy
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Sujet débat façon les dossiers de l'écran (c'est so 80), j'accepte le bucher, les flammes ou le désintérêt. La moquerie, gardez là pour vous ou entre vous, je n'ai pas besoin qu'elle s'affiche publiquement en ce moment.

...L’élitisme dans le jeu vidéo...

La mise en scène de soi via un jeu vidéo, j’y ai moi-même participé, ou tenté d'y participer alors que je me considère comme un joueur très moyen, qui plus est pas franchement séduit par cette mode du surhomme. Mais je pense que c'est surtout juste un problème de confiance en moi, le genre à résoudre chez un psy, ou une immaturité si vous voulez.

Se lancer des défis, chercher l’adrénaline, c’est parfaitement légitime. Le souci, c’est quand ça devient un label de “mérite”, censé classer les joueurs entre les élus et les touristes. Et ça, l’industrie et certaines communautés l’entretiennent sciemment.

Prenons Dark Souls.

La légende raconte qu'il y a très longtemps, peut-être plus de mille ans, les eaux d'un terrible orage partirent au fond de la terre de Quézac... On dit que, année après année, les eaux de cet orage prirent ses forces à la pierre et se chargèrent de bulles miraculeuses. La légende voulait que si l'eau rejaillissait un jour, elle apporterait gaieté et longue vie à quiconque la boirait...

Non désolé, je m'égare, c'est pas le sujet... La légende raconte en réalité que c’est un jeu impitoyable, une initiation réservée aux braves.

En réalité, Dark Souls et davantage Elden Ring sont tout sauf fermés : ils offrent mille manières de rendre les choses plus accessibles, sans jamais l’afficher noir sur blanc. Tu peux invoquer des joueurs, une Mimic, spammer la magie, farmer (comme un gros porc, j'adore cette expression so 80), trouver une arme pétée… rien n’est interdit.

FromSoftware a conçu des jeux, pour la série des souls, relativement "souples", qui laissent chacun affronter les obstacles comme il le souhaite. Mais la communauté, elle, a fini par détourner ça en piège : si tu n’y vas pas à poil, sans magie, sans invoc, tu es un lâche ou un tricheur. En clair, un système ouvert est devenu une règle d’exclusion.

Et ce schéma d'exclusion se répète ailleurs. Regardez Silksong ou d’autres indés estampillés “hardcore” : la critique du gameplay, du rythme ou pire, de l'équilibrage est aussitôt renvoyée à un procès en incompétence.

Le jeu n’est plus vu comme une œuvre qu’on peut aimer, discuter, critiquer. Il devient un totem. Et les gardiens du totem protègent leur pureté trop souvent par le mépris. Je ne détaillerai pas les centaines de commentaires lus et même les tests indiquant cette exclusion d'office comme une immense qualité.

Les éditeurs et développeurs, eux, ne sont pas neutres dans l’histoire. Même une petite équipe (Coucou la Team Cherry !), ils savent très bien jouer de ce ressort. Vendre un jeu comme “impitoyable” et “réservé aux vrais”, ça flatte les égos et crée un buzz gratuit grâce à la fanbase. L’élitisme devient un outil marketing. Le joueur s’identifie à sa souffrance et, du coup, défend son achat comme une partie de lui-même. Résultat : la critique n’est plus possible. Et ce n’est pas un accident, c’est un business model.

Derrière le vernis héroïque, il y a le mérite légitime (je reconnais les exploits), une mise en scène de l’ego mais surtout, la toxicité pour lier tout ça et devenir un vrai problème à mes yeux.

Oui, les jeux, eux, sont souvent bien plus accueillants et tolérants que les communautés qui les entourent. Dark Souls te permet littéralement de rouler sur un boss en deux minutes si tu exploites ses mécaniques. Mais à l’inverse, Silksong — et surtout son culte — a transformé un jeu en un test de pureté, où l’important n’est plus le fun.

Le problème, c’est quand les options pour détourner la difficulté sont bien là… Mais volontairement tordues. Dans Silksong, certaines zones optionnelles pour obtenir outils et pouvoirs indispensables (le double saut par exemple) sont, en elles mêmes, des murs de difficulté absurdes. Un petit, ou plutôt un immense troll masqué en générosité. Et au final, ça renforce mon impression : que tout est fait pour alimenter un élitisme qui n’a jamais rien eu à voir avec mon plaisir de jouer.

J'ai détesté Silksong, même après 60 heures de jeu, et m'acharner comme un débile ne m'a pas aidé, et je le déteste en premier lieu pour son élitisme alors que derrière, je pressens bien un grand jeu.

Ce n’est pas demander un “mode facile”, par pitié,

Même si sur Lies of P, j'ai trouvé que c'était la plus belle preuve de courage de la part des développeurs (cynique peut-être, économique, pour s'ouvrir aux joueurs réticents), un courage face à la horde de l'élite, qui a préféré attaquer en commentaires acerbes la pureté entachée du jeu ou juste ne pas l'ébruiter. "Ne touchez pas à mon Lies of P, un mode "easy", c'est la honte."

Non, je ne cherche pas le mode "easy" à tout prix. Je regrette que le jeu vidéo soit juste devenu, en premier lieu, pour les jeux en haut de l'affiche, une arène de tri social.
Modifié en dernier par Wizzy le jeu. 02 oct. 2025 20:57, modifié 6 fois.
Trx
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Message par Trx »

Pour moi, la difficulté d’un jeu, qu’elle soit volontaire ou accidentelle, n’est jamais vraiment un problème en soi. Ce qui pose davantage souci, comme tu le dis, c’est l’attitude de certaines communautés de joueurs qui transforment cette difficulté en norme universelle. On entend souvent ce discours implicite : "si tu ne joues pas en mode hardcore, si tu n’as pas souffert comme nous, alors tu n’es pas un vrai joueur".

Au fond, cela relève moins d’une passion sincère pour le jeu que d’un besoin d’ego, d’une sorte de concours de "qui a la plus grosse" pour prouver sa valeur. Or, il ne devrait pas y avoir de honte à jouer à son rythme, avec ses propres envies, que ce soit pour profiter de l’histoire, découvrir les mécaniques ou relever un vrai défi.

De mon côté, je pense que la "meilleure" difficulté, c’est tout simplement celle qui me correspond. Une difficulté trop faible finit par m'ennuyer, une difficulté trop élevée peut me frustrer au point de gâcher le plaisir. L’équilibre, c’est celui qui me permet d’être stimulé sans être découragé, de progresser sans avoir l’impression de me faire punir en permanence. Le jeu doit rester un espace de divertissement, de découverte et de plaisir, pas une séance de torture volontaire.
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Wizzy
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Message par Wizzy »

Ta mention sur l'équilibre dans un jeu m'a fait penser que critiquer l'équilibrage d'un jeu, hardcore qui plus est, n'était plus possible aujourd'hui... Au risque de se prendre la foudre.

J'ai modifié avec un ou deux mots en plus mon laïus.
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Blondex
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Message par Blondex »

Tu ne te remets toujours pas de Silksong ! N'y ayant pas joué, je me prononcerai que sur la notion même d'élitisme que tu développes.

On arrive maintenant dans une époque où la difficulté est un choix, une vision assumée de certains studios, et non un paramètre imposé (parfois arbitrairement) dans les jeux rétro, où la difficulté pouvait même se révéler injuste.
Je ne crois pas à la notion même d'élitisme tel que tu la définis : je pense qu'un studio qui propose une telle difficulté conserve l'intention que les joueurs en viennent à bout, et soient fiers de l'exploit. Si un studio prend plaisir à faire un jeu infaisable, ce n'est pas de l'élitisme : soit c'est du sadisme (et ça existe), soit c'est de l'incompétence. Je ne pense pas que Silksong ou Sekiro entrent dans l'une ou l'autre des catégories.
Il y a par contre ce que j'appelle l'effet "Lost Levels " (le vrai SMB2), cette intention que pour satisfaire son public, le studio doit monter le curseur. Je ne cautionne pas (ou plus) forcément cette vision du jeu, et je n'hésite plus aujourd'hui à m'avouer vaincu face aux défis extrêmes de certains jeux.

Malgré tout, l'élitisme que tu évoques ne vient pas du jeu, mais bien d'une communauté. Là dessus, j'avoue ne pas comprendre, n'étant pas réellement investi dans les réseaux sociaux. Personnellement, je ne vois pas pourquoi j'aurais à me sentir vexé par une "élite" : j'ai mon expérience du jeu vidéo, ma carte de visite, je n'ai rien à prouver. Que certains affichent leur mépris de la sorte, j'ai de la peine pour eux, en fait.
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Iglou
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Message par Iglou »

Comme tu le précises, ce côté "git gud" proviens avant tout d'une certaine d'une partie de la communautée qui est souvent la plus bruyante mais que ce sois pour les souls ou pour Silksong, beaucoup sont prêt à aider.

Concernant Silksong parce que tu l'as en grippe, je pense sincèrement que Team Cherry a n'a que faire du label "hardcore gamer" "élite", quand tu lis l'interview qu'ils ont donné à Bloomberg, ils sont très loin des réseaux sociaux et non besoin d'aucune reconnaissance

C'est sûrement une des interviews les plus saines que j'ai pu lire, ou des développeurs ont fait le jeu qu'ils voulaient, pendant le temps qu'ils le souhaitaient et à mon avis cette difficulté est bien plus un geste artistique de "dépassement de soi" et une confiance aveugle envers les joueurs, plutôt que "c'est difficile parce que on est des méchant hi hi hi" (mettre la voix de n'importe quel méchant de Nicky Larson)

Je pense que comme tu le dit au début, le problème viens de toi, tu as une peur de l'échec maladive devant une difficulté (dans le jeux vidéo bien sûr), nous avons eu nombres de discussion ou tu te dévalorisait "je ne vais pas y arriver" alors qu'au final c'est toujours passé.

Le cas avec Silksong de l'arène que tu n'as même osé affronter par peur de perdre alors que tout t'es donné pour réussir mais oui tu vas perdre quelques fois (je ne l'ai pas passé rapidement, je me suis confronté à mes échecs et a mon incapacité à gérer mon stress sur la fin de cette arène, mais c'est comme ça qu'on avance)

Oui l'élitisme d'internet peut vraiment miner le moral, mais n'est il pas temps d'arrêter se comparer aux autres mais à celui qui tu était il y a 3 où 4 ans, te pensant incapable de finir un Formsotware ? Et regarde maintenant tu les quasiment tous fait. C'est plus intéressant non ?

Quand je poste mon temps sur Silksong ce n'est pas pour me faire mousser (j'ai ma main gauche pour ça) mais parce que ce défi je pensais jamais le réussir. Si tu penses que le Iglou est surhomme, tu te trompes, j'ai mes doutes (est-ce que je vais réussir a passer ce passage ?), je rage, je frissonne devant la difficulté, les mains tremblante et quand je poste mon temps c'est pour partager ma joie, pour une chose que je pensais impossible.

Chacun son Everest, mais rejeter nos craintes sur les développeurs ou la communauté (elle arrange pas toujours les choses), c'est trop facile .

Maitnenant à toi de voir de ce que tu fait de cette question : Vas tu te laisser bouffer par elle, ou alors tu vas regarder droits dans les yeux tes échecs vidéo-ludique, surmonter les épreuves et balayer cette histoire d'elitisme d'un revers de main.

La balle est dans ton camps.

(Désolé pour les fautes de zinzin, j'allais me coucher quand je suis tombé sur ton blog)
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BillHimself
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Message par BillHimself »

Cette vision de «  mérite » ou de «  classement » que tu mentionnes m’échappes un peu Wizzy dans le cas de Silksong.

Alors ok, je suis peu actif sur les réseaux ou autres blogs mais il n’y a aucun mérite à se venter d’avoir terminé un jeu quel que soit sa difficulté.
Pour moi, cette notion d’élitisme est carrément prégnante dans les jeux en ligne qui propose un duel entre joueurs, mais pour un jeu que tu achètes dans ton coin pour jouer chez toi et qui ne donnera lieu à aucun classement au final, c’est juste ton appétence à la difficulté qui joue.

Si encore il n’y avait pas des milliers de jeux disponibles ou des tonnes de tests qui te permettent de te faire une idée rapidement si le jeu est fait pour toi ou non… je pourrais comprendre le procès d’intention sur Silksong.
Mais là, personne n’a le droit de se plaindre de trouver le jeu trop difficile. Il n’existe pas de pression sociale qui oblige à jouer à un jeu qui vient de sortir.
Et quand bien même un jeu serait impossible à finir, a-t-on oublié qu’il fut une époque où l’on ne parvenait pas toujours à terminer nos jeux sans pour autant en vouloir à qui que ce soit? Ces jeux étaient quand même souvent merveilleux…

Le difficulté excessive est ridicule quand le joueur a le sentiment qu’elle est injuste, mais ici je doute que ce soit le cas.

Perso, je dis bravo à ces éditeurs qui choisissent de proposer des jeux exigeants. Ils ne le font pas pour un minorité élitiste, ils le font pour pousser la satisfaction du joueur au maximum lorsqu’il passe un niveau, une épreuve, une étape en ayant le sentiment se s’être surpassé.

Finalement, ce sont peut-être juste des nostalgiques d’une époque où on jouait aux jeux vidéos pour s’amuser, pas pour frimer…
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Iglou
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Message par Iglou »

Ça c'est sûr que se sont des nostalgiques.

La base de leur jeux à la Team Cherry c'est Faxandu, Adventure of Link, et la série Megaman, on peut pas dire que ce soit les jeux plus simples.

Au final sur cette question de l'elitisme je pense qu'il y a deux questions qui ressortent pour moi :

Est ce que tous les jeux sont faits pour tout le monde ?

Est ce qu'une œuvre nous doit quelques choses ?

Je pense que vous connaissez déjà mon point de vue.
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Wizzy
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Message par Wizzy »

BillHimself a écrit : ven. 03 oct. 2025 00:53 Et quand bien même un jeu serait impossible à finir, a-t-on oublié qu’il fut une époque où l’on ne parvenait pas toujours à terminer nos jeux sans pour autant en vouloir à qui que ce soit? Ces jeux étaient quand même souvent merveilleux…
Les jeux que tu cites, étaient nettement moins longs, même à les finir en mode die and retry forcené. J'ai terminé Shadow of the Beast 2, qui n'est pas considéré comme un jeu simple mais concrètement, j'ai du y passer une vingtaine d'heures pour mémoriser et noter tout ce qu'il y avait à faire. Et ensuite à le parcourir en une demi heure sans faire d'erreur et sans perdre la seule vie que l'on a et battre le boss final.

Une dizaine d'heures, guère plus, voire moins passées sur Dragon's Lair le film interactif. Ou une grosse dizaine d'heures pour le 100% sur le 1er Rayman, ou sur le Another World, je ne pense pas que ce soit des jeux si simples.

Bien entendu, j'ai abandonné face à des jeux de l'époque qui m'ont paru très bons et insurmontables +++ (le dernier niveau d'Ecco sur MD, et tous pleins de jeux d'arcade sans password ou save). Mais c'était le jeu vidéo de l'époque, j'acceptai davantage le Game Over comme une fin en soi. Quelle agréable sensation d'ailleurs un vrai Game Over, avec zéro continue et retour à la case départ !

Il n'y a pas de Game Over dans Silksong, juste l'abandon, le renoncement le plus dur et le plus froid vu le temps investi et l'acharnement, avec ce petit t'es pas cap presque ironique de reprendre là ou t'en étais.

Et je ne dis pas que Silksong ne doit pas être difficile, je dis qu'il participe, lui et d'autres, à conforter une communauté souvent toxique, que j'ai vu défiler en rangs serrés dans les commentaires de tous les réseaux sociaux et vidéos dédiées. Et qui je pense, m'ont tout autant démotivé (J'en ai fait les frais une bonne dizaine de fois, juste pour avoir fait état de mes difficultés ou en osant critiquer l'atroce sentiment d'échec que libérait le jeu)

et convaincu que le jeu n'était pas fait pour moi - indirectement - le travail de sape a marcher.
C'est sûrement une des interviews les plus saines que j'ai pu lire, ou des développeurs ont fait le jeu qu'ils voulaient, pendant le temps qu'ils le souhaitaient et à mon avis cette difficulté est bien plus un geste artistique de "dépassement de soi" et une confiance aveugle envers les joueurs, plutôt que "c'est difficile parce que on est des méchant hi hi hi" (mettre la voix de n'importe quel méchant de Nicky Larson)
Je pense alors, s'ils n'en ont pas conscience, qu'ils sous-estiment à quel point des choix de design peuvent donner une telle sensation de rejet possiblement du joueur (je ne suis pas le seul à avoir abandonné, pour les mêmes raisons) et du jeu.

Le jeu est tellement centré autour de l’échec avec des obstacles constants qui sont calibrés pour briser ton rythme et ta motivation (l'économie, les PV, les dégâts, les runbacks, les mobs volants... encore eux), que ça finit par ressembler, à mes yeux, à du troll. Un mot qui me revient en tête de Sombreval avec ses piafs jusqu' aux premiers pas dans la Fonderie après la Dernière Juge. Quelle sensation désagréable de triompher de l'Enfer (zone+boss) pour se retrouver de nouveau, quelques mètres, plus loin... en Enfer.

Et puis ensuite entre le sentier du pêcheur + Bilesac (quelle infamie cette zone) ou les Sables de Karak (je cherche un banc) : des zones optionnelles pour ces dernières, oui, mais qui ont des items essentiels qui permettent ou permettraient de progresser et de reprendre un peu confiance en soi.

Personnellement, c'est une première de ressentir autant la colère, la frustration et la démotivation dans un seul jeu sur autant d'heures : je parle d'une rage pure, à vouloir jeter des trucs à travers la pièce. Je me suis abstenu du fait que j'ai 45 ans et que ça ne se fait plus à cet âge là. ^^ Oui, le démon capra ou le géant de feu m'ont fait disjoncter et d'autres passages sur Dark Souls 3 (avant la cathédrale), le 2 (la forteresse de fer), et Demon's Souls mais pas au point d'en vouloir aux développeurs et à la terre entière, et de voir en Silksong le fils du démon incarné.

Certains boss seuls (la Veuve, Trobbio) ou en binôme (comme le duo ou les Volucornes) m'ont paru lisibles et fair mais au final, ils sont beaucoup trop rares. Mais le plus bizarre, c'est qu'ils sont moins durs que plein de mid boss optionnels mal accompagnés ou d'arènes lambdas. Je regrette vraiment que ce ne soit pas que des boss comme ça : lisibles et fair, proches dans l'esprit de ceux du 1er Hollow Knight. Tu apprends les patterns au fur et à mesure et tu t'améliores. Là, je ne supporte pas le côté aléatoire et brouillon, dès lors qu'il y a des mobs à la chaîne ou qui se rajoutent en plus du boss. ça me parait même terriblement injuste d'amplifier la difficulté en faisant juste popper des mobs.
Iglou a écrit : jeu. 02 oct. 2025 23:34 Quand je poste mon temps sur Silksong ce n'est pas pour me faire mousser (j'ai ma main gauche pour ça) mais parce que ce défi je pensais jamais le réussir. Si tu penses que le Iglou est surhomme, tu te trompes, j'ai mes doutes (est-ce que je vais réussir a passer ce passage ?), je rage, je frissonne devant la difficulté, les mains tremblante et quand je poste mon temps c'est pour partager ma joie, pour une chose que je pensais impossible.
Mais au contraire, ta joie concernant ce jeu et les exploits le concernant (le finir une fois, deux fois pour l'acte 3 et à 100%... puis le speedrun qui a du demander je ne sais pas combien de tentatives), je la comprends et pour le coup, je l'envie. Je ne voulais pas être désobligeant sur le fait de poster ces exploits sur un jeu et d'être fier de sa performance.

Je le fais régulièrement sur les réseaux, mais c'est à double tranchant pour moi, car j'ai un sentiment d'imposture, le doute que mon exploit en soit réellement un.

C'est plus un pont que je fais entre la performance et la toxicité : un exploit autoriserait à mépriser l'autre.
Iglou a écrit : jeu. 02 oct. 2025 23:34 Chacun son Everest, mais rejeter nos craintes sur les développeurs ou la communauté (elle arrange pas toujours les choses), c'est trop facile .
Je ne trouve pas que la "communauté toxique" qui met par exemple, pour les plus gentils d'entre eux des récompenses "clowns" à ceux qui ont osé mettre un avis négatif sur Steam (il n'y a peut être qu'une seule personne qui fait ça en boucle mais je trouve ça "trollesque" à souhait), donne envie de débattre.

En tout cas, je l'ai bien compris passées après une palanquée de remarques. Il me paraît impossible de parler librement du jeu, de dire juste que n'ai pas aimé l'expérience et d'avancer des arguments car le problème, ce n'est pas le jeu, c'est moi ou c'est nous, joueurs casus (je ne suis pas le seul à en avoir fait les frais).
Iglou a écrit : jeu. 02 oct. 2025 23:34 Maitnenant à toi de voir de ce que tu fait de cette question : Vas tu te laisser bouffer par elle, ou alors tu vas regarder droits dans les yeux tes échecs vidéo-ludique, surmonter les épreuves et balayer cette histoire d'elitisme d'un revers de main.

La balle est dans ton camps.
La partie plateforme du noyau mécanique m'avait demandé des ressources mentales que je n'estimai pas avoir... Mais sitôt la mélodie glanée, je savais que je devais retenter l'arène de l'effroi pour une autre mélodie et j'étais "épuisé", je l'ai tenté une dizaine de fois atteignant péniblement, plus par chance qu'autre chose, la moitié (le 1er gros mob), j'ai mis de côté. Je ne pense même pas finir l'acte 2 et ce n'est pas grave.
Modifié en dernier par Wizzy le ven. 03 oct. 2025 03:06, modifié 1 fois.
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Iglou
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Message par Iglou »

En tout cas, je l'ai bien compris passées après une palanquée de remarques. Il me paraît impossible de parler librement du jeu, de dire juste que n'ai pas aimé l'expérience et d'avancer des arguments car le problème, ce n'est pas le jeu, c'est moi ou c'est nous, joueurs casus (je ne suis pas le seul à en avoir fait les frais).
Mais tu as tout à fait le droit de ne pas aimer le jeu, et oui je ne dit pas qu'il est parfait, il y a clairement certains trucs abusé (Bilesac par exemple comme que tu cites est sûrement une des pires zones de salopard comme j'en ai pas vu depuis une dizaine d'année)

Mais si oui il à des défauts sur lesquels ont peut parler, au final ma réflexion reste la même à la fin : Silksong n'est tout simplement pas fait pour toi, et les petits changements demandé par certains comme un banc avant la denriere juge, n'y changeront rien, puisque c'est le cœur du jeu.

Et encore une fois il faut arrêter avec cette histoire de casu ou élitisme, tu as monté ça en épingle mais chacun est différents, par exemple il m'est impossible de jouer au SHMUP comme Ikaruga parce que ça demande trop de choses a gérer pour moi, ou les Ghost and Goblins comme je disais qui sont pour moi d'une difficulté insurmontable, mais est ce que va fait de moi un casu? Non on est juste des joueurs avec des capacités différentes.

Ce qui me dérange dans ses débats depuis Dark Souls, c'est cette proportion qu'on certain de demander un "mode facile" mais comme je disais en haut "le jeu ne vous doit rien". On peut critiquer bien sûr des choses, aucun jeu n'est parfait, Silksong a des endroits vraiment difficile, mais exigé quelques choses qui change le core même du jeu, c'est vraiment tiré le jeux vidéo vers le bas, de le traité comme simple produits consommation qui devrait plaire a tout le monde, sans aspérité. Triste monde
Et je ne dis pas que Silksong ne doit pas être difficile, je dis qu'il participe, lui et d'autres, à conforter une communauté souvent toxique, que j'ai vu défiler en rangs serrés dans les commentaires de tous les réseaux sociaux et vidéos dédiées. Et qui je pense, m'ont tout autant démotivé (J'en ai fait les frais une bonne dizaine de fois, juste pour avoir fait état de mes difficultés ou en osant critiquer l'atroce sentiment d'échec que libérait le jeu)

et convaincu que le jeu n'était pas fait pour moi - indirectement - le travail de sape a marcher.
Mais c'est ça le soucis ! Qu'est çe t'en à faire ?

Moi je te dit que c'est pas fait pour toi, parce que tu as l'air de disjoncter sur le jeu, mais si tu veux continuer c'est avec joie que je te supporte. Je suis quasiment sur que tu peux réussir, c'est juste que tu te met une pression de dingue.

Silksong était un des jeux les plus attendu des dernières, et j'ai impression que tu es rentre dans le fameux "FOMO" pour Fear of missing out, la perversion des réseaux sociaux, de nous faire penser qu'on doit être dans le coup, d'être dans la hype avec tout le monde, quitte a se mettre une pression de folie pour finir un jeu alors qu'au final on s'en balance.

Tu prends tellement à cœur ce qui se dit sur les réseaux, c'est ça qui te flingue. Il y aura toujours des poseurs dirent qu'ils ont réussi les grandes galeries du first try parce que ils ont git gud alors qu'au Final ils ont jamais touché mais sont juste dans une posture.

Déconnecte toi un peu, ça ne peut que te faire du bien, surtout quand c'est des jeux aussi attendu, tout est tellement polarisé que les discussions sont impossibles.

J'ai attendu 2 ans pour faire The Last of Us 2, loin de tous les drama, news, discussion futile et ça été une de mes meilleures décisions. Lâche prise de tout ça Wizzy ça te bouffe de l'intérieur.
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Blondex
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Message par Blondex »

Bon sang de bon sang, les pavés qui deviennent de plus en plus longs ! :shock: Je vais demander à City une limitation à 1200 caractères sur le forum. :lol: (non j'déconne)

Je pense comme Iglou, que tu as pris ce jeu en grippe à un point déraisonnable. Que le terminer ne serait même plus une satisfaction à ce stade, mais une vengeance. Il faut décrocher, reconnaître son échec, sans renier ce que tu penses de ce jeu, peut-être avec un plus de recul et moins de passion.

Je pense également comme Bill : une communauté toxique peut parfaitement être ignorée. Peut-être que la réflexion sur la "pression sociale" lancée sur un autre sujet par Trx trouve ici un certain écho.
Bien entendu, j'ai abandonné face à des jeux de l'époque qui m'ont paru très bons et insurmontables +++ (le dernier niveau d'Ecco sur MD, et tous pleins de jeux d'arcade sans password ou save). Mais c'était le jeu vidéo de l'époque, j'acceptai davantage le Game Over comme une fin en soi. Quelle agréable sensation d'ailleurs un vrai Game Over, avec zéro continue et retour à la case départ !
Alors ça, c'est de l'élitisme ! Pardonner à un jeu rétro ce que tu reproches à un jeu moderne. Mon moi à 10 ans reste marqué par la succession d'échecs sur Castlevania 1. J'étais seul face à ce défi insurmontable, et le Game Over était cruel, implacable. Un très douloureux souvenir que je n'ai jamais vraiment effacé de ma mémoire de joueur - même si je me suis finalement réconcilié avec ce jeu en le terminant... en version jap, plus facile.
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Message par Trx »

Blondex a écrit : ven. 03 oct. 2025 08:39 Alors ça, c'est de l'élitisme ! Pardonner à un jeu rétro ce que tu reproches à un jeu moderne. Mon moi à 10 ans reste marqué par la succession d'échecs sur Castlevania 1. J'étais seul face à ce défi insurmontable, et le Game Over était cruel, implacable. Un très douloureux souvenir que je n'ai jamais vraiment effacé de ma mémoire de joueur - même si je me suis finalement réconcilié avec ce jeu en le terminant... en version jap, plus facile.
Quand on est enfant (ou même adolescent), on ne se rend pas vraiment compte du temps passé à surmonter les difficultés d’un jeu. À cet âge, on n’a pas de responsabilités, on est insouciant, et passer trois heures sur le même passage n’avait rien de dramatique.

C’était particulièrement vrai pour la génération des années 80/90, où avoir de nombreux jeux était assez rare. Plus un jeu était difficile, plus il durait et permettait de patienter jusqu’à la prochaine nouveauté. C’est d’ailleurs ce qui a rendu mon expérience sur Pugsley’s Scavenger Hunt mémorable et, paradoxalement, agréable.

À l’âge adulte, les choses changent : notre rapport au temps est différent et la consommation constante de nouveautés est devenue presque un besoin. Du coup, une difficulté identique, vécue à deux périodes de la vie, peut sembler aujourd’hui beaucoup plus frustrante ou pesante qu’elle ne l’était dans l’enfance.

En somme, ce n’est pas tant la difficulté des jeux qui a changé, mais notre façon de les vivre. Ce qui paraissait être un défi stimulant dans l’enfance peut devenir une contrainte à l’âge adulte, simplement parce que notre rapport au temps n’est plus le même. Donc, pour moi, il n’est absolument pas question d’élitisme ici.
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Blondex
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Message par Blondex »

Non, je ne suis pas du tout d'accord, je pense que le temps a pu effacer ou altérer de vieilles frustrations, mais une défaite amère à 10, 20, 30 ou 40 ans reste une défaite amère. Moi en tout cas, j'ai pas oublié. Je reconnais que ce qui change avec l'âge, c'est tout de même les réflexes, ils sont (vraiment) plus aussi bons.

Mais affirmer "Je pardonne à Ecco le Dauphin malgré l'humiliation subie", c'est reconnaître tout de même le "c'était mieux avant"... et le "de mon temps" est ressenti par un joueur plus jeune comme de l'élitisme.
Trx
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Message par Trx »

J’avoue que nous n’avons sans doute pas la même expérience du jeu vidéo. Pour ma part, je ne me suis jamais senti humilié par un jeu. Même dans la défaite, je n’ai jamais éprouvé de rancune ni d’amertume : au pire, c’était juste un jeu que je n’aimais pas. Mais jamais je n’ai eu le sentiment d’humiliation.

Et puis, soyons réalistes : si beaucoup de joueurs pardonnent plus facilement aux anciens jeux leur difficulté, c’est en grande partie grâce à la nostalgie. Les enfants qui ont 10 ans aujourd’hui diront probablement la même chose, dans trente ans, au sujet des jeux auxquels ils jouent en ce moment. Mais encore une fois, je ne vois pas d'élitisme ici.
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Blondex
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Message par Blondex »

Question de points de vue, mais je renvoie tout de même Wizzy à sa réflexion sur Silksong et le parallèle qu'il fait avec un jeu comme Ecco le dauphin : pourquoi déteste-t-il jusqu'à la déraison le premier, alors qu'il pardonne tout au second malgré sa difficulté abominable ?

Enfin bon, laissons quand même l'auteur de cette réflexion digérer les très longs posts de réponse, il s'est ouvert à la critique mais ça fait de sacrés pavés à lire !
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Wizzy
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Message par Wizzy »

J'ai digéré, un peu.
Blondex a écrit : ven. 03 oct. 2025 10:16 Question de points de vue, mais je renvoie tout de même Wizzy à sa réflexion sur Silksong et le parallèle qu'il fait avec un jeu comme Ecco le dauphin : pourquoi déteste-t-il jusqu'à la déraison le premier, alors qu'il pardonne tout au second malgré sa difficulté abominable ?

Je n'ai pas eu la NES, j'ai vécu l'ère Amstrad, une machine sur laquelle finir un jeu était rare voire peu probable : les développeurs d'Airwolf, par exemple, n'avaient même pas prévue de fin vu que le jeu buggue avant. Les développeurs pense : "le jeu buggue et n'a pas de fin mais personne ne le saura puisque ce sont des enfants, peu habiles de leurs doigts, qui y jouent.

Puis la megadrive, où j'avais un jeu ou deux (le grand luxe) par an, ce qui me permettait de ressentir le syndrome de Stockholm concernant des jeux impossibles. Je ne cherchai pas non plus à les finir à tout prix. Ecco était immersif et quelque part ça me suffisait, il avait une ambiance qui était unique et inédite. Ma revanche sur lui car il s'agit bien d'une revanche, je l'ai eu sur l'épisode DC (un de mes jeux préférés ever) et plus tard sur la version 360 pour en conclure et battre la Reine.

Ecco II a une meilleure courbe de difficulté, même si la fin tient du pétage de câble mais je l'ai fait à la base sur émulateur et ça ne compte pas (je pense avoir une ou deux save states), j'ai eu plus tard la version boîte, je suis arrivé au 3/4 de manière legit, j'ai jamais retenté la fin mais j'aime la série malgré sa difficulté pétée et je la défendrai toujours pour ce qu'elle m'a apporté même si ça parait contrasté.

Il y a des jeux qui me terrorisent, que je ne finirai jamais mais que je ne trouve pas "détestable" voire au contraire, je courbe l'échine, j'accepte mon sort et j'adore me faire battre.

Je pense que Silksong a pu m'émerveiller par son world design et par la vitesse d'Hornet. Hélas, passé les les 3 ou 4 premières heures , le fun de la manier disparaît, la sensation de puissance et d'évolution s'évapore peu à peu. Seule la découverte des secrets et des nouvelles zones maintiennent mon intérêt dans le jeu.

Il y a même une dissonance entre la posture du perso et la réalité. C'est tout de même Hornet, un boss récurrent dans le 1er, un personnage qu'on s'imagine puissante. C'est ce qu'elle dégage dans les dialogues et les quelques cinématiques où elle achève des ennemis. Dans la prison (le bloc), elle égorge un énorme coléoptère d'un coup (cinématique), CLASSE, avant que je reprenne la main sur la manette pour mourir une poignée de secondes plus tard face à une mouche à merde bien ridicule PAS CLASSE. Plus tard, lorsque j'enchaîne les essais, il me faut 20 coups pour battre le gros coléoptère, cousin du précédent, lui en 2 coups + 1 dégât de contact, je meurs. Le moindre mob, même le truc qui fait 2 cm et qui ressemble à rien, est une tannée à tuer.

20 heures pour avoir un PV en plus. Les charmes qui nous permettaient 1000 possibilités de build dans le 1er Hollow Knight sont tellement limités par le système d'emblèmes que même ça, je trouve ça frustrant. C'est même une forme de régression pour moi. Je n'ai pas de sensation de progression concernant le perso, une stagnation même, la sensation constante que le prochain mur sera trop haut et la souffrance trop forte pour des récompenses trop souvent décevantes.

Le jeu te maintient dans une position où tu sais qu'il faut y retourner pour y arriver et un cumul non stop de petits traumas et de déceptions qui n'en finissent jamais, sans jamais réellement te laisser souffler.

Je répète Hollow Knight 1er avait des passages calmes (et pas qu'au début), de vrais moments presque détente où tu avais le temps d'admirer, de te laisser pénétrer par l'ambiance et la musique. ça arrive dans Silksong à la Citadelle, à Coquibois, à Clochelle, mais finalement c'est trop rare, beaucoup trop rare : le jeu te rappelle sans cesse que tu dois aller au charbon et manger le charbon pour en faire du pétrole.

Mais non, là tu vas voir un PNJ pour te changer les idées, tu sais qu'il va te réclamer de l'argent, beaucoup d'argent pour un outil que tu vas peut-être utiliser 2x, faute d'efficacité ou te filer une quête fedex (de vrais quêtes fedex comme on n'ose plus trop en faire : va me chercher 25 trucs pour 100 perles que tu as mieux fait de farmer) ou une VRAIE quête de la mort, qui va se terminer en un nouveau cauchemar.

Non, j'ai beau le prendre dans tous les sens, c'est un véritable stop.
Iglou a écrit : ven. 03 oct. 2025 03:02 Déconnecte toi un peu, ça ne peut que te faire du bien, surtout quand c'est des jeux aussi attendu, tout est tellement polarisé que les discussions sont impossibles.

J'ai attendu 2 ans pour faire The Last of Us 2, loin de tous les drama, news, discussion futile et ça été une de mes meilleures décisions. Lâche prise de tout ça Wizzy ça te bouffe de l'intérieur.
A la base, par rapport aux RS, j'ai voulu voir du contenu (vidéos et commentaires, débat) pour comprendre pourquoi tant de haine de ma part, pour me rassurer peut-être de ne pas être le seul, mais aussi trouver la lumière, l'objet, l'astuce qui allait me "faciliter" le jeu et faire disparaître la souffrance.

Le concert de louanges, de la presse, m'a tellement étonné surtout qu'il relève à demi mot le côté clivant, et puis j'ai vu des débats canard PC, Origami ou Silence on Joue où c'était nettement plus contrasté. J'ai même suivi des let's play et des review ou un trio de youtubeurs, experts du try hard, dont je tairai volontairement les noms (pour éviter tout procès en compétence) que tout éloigne : ils n'ont pas aimé le jeu avec le même constat que le mien.

Et puis en participant, quelque soit la plateforme, j'ai eu les commentaires désobligeants, les attaques ad personam, de la bonne condescendance, des discussions passionnées comme ici mais avec une incompréhension peut-être plus forte entre les parties. Sans intervenir, j'ai vu d'autres joueurs argumenter leurs dégout du jeu, être pendu haut et court, parfois avec des attaques groupées. J'étais stupéfait par la violence de la "communauté" en masse sur X, Youtube, Threads et j'en passe : des qui parle fort.

Je me doute que la sortie est polarisante, mais je n'avais jamais vu ça sur l'ensemble des vidéos ou réseaux.

Oui, je me suis fais bouffer par ce jeu, la déconnection est en cours. Peut-être mettre les mots et faire -vraiment- le deuil ^^
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