Quelques uns de ces jeux sont sur la base de données de GF. Voici un récap de ces jeux avec ces quelques tests sur Jaguar et Jaguar CD, et en toute fin, mon interview datant de 2015.
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Voici donc n petit come-back sur Orion qui a ragaillardi la Jaguar et la scène Homebrew avec ses jeux.
Orion a sorti dés 2009 Orion_'s Jaguar Collection, une compilation de ses homebrews sur Jaguar CD qui rassemble le travail de 3 années de programmation. On y retrouve parmi d'autres jeux l'excellent puzzle game DiamJag, sa version étonnante en 3 dimensions, Ozmosys, et un jeu de plates-formes, Jungle Jag, chaînon manquant de la Jaguar entre Dino Dudes et Rayman.

DiamJag

JungleJag
Il s'est ensuite lancé dans des projets plus ambitieux, le premier fut Elansar, d'autres suivront, voici l'ensemble de mes tests...
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Elansar
2013
Ayé, j'ai reçu Elansar, le tout nouveau jeu d'Orion, en version cartouche. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai pu découvrir son jeu, un point-and-click dans la lignée de Myst avec une île à explorer, pauvre naufragé que nous sommes, et des énigmes à élucider.

Le packaging (co-réalisé avec RGCD, lesquels se sont également occupés de la distribution du jeu) est très beau. Le fait que le jeu soit sur support cartouche, ce qui est très rare pour les jeux homebrew, ajoute aussi un petit quelque chose, une pincée de magie au moment d'allumer la console.
C'est aussi une joie de découvrir que la Jaguar tienne autant la forme à presque 20 ans d'existence. Elansar est un nouveau jeu (il faut se pincer des fois pour le croire) sur une console que beaucoup pense enterrée depuis longtemps, et surtout la promesse du meilleur pour l'avenir, tant que des passionés continueront à développer sur Jaguar des jeux de cette qualité.

Car dès les premiers instants de jeu, j'ai été saisi par la qualité et la finition de la réalisation.
Déjà, des petits plus pas négligeables, on peut choisir la langue que l'on veut (français, anglais, allemand et espagnol) et sauvegarder à tout moment durant la partie.
Ensuite, les déplacements sont naturels, les icônes d'action qui apparaissent lorsqu'on déplace le curseur sur l'écran sont clairs et la gestion de l'inventaire est d'une simplicité enfantine.
Elansar est qui plus est un très beau jeu avec des images précalculées en 3d du plus bel effet, à la fois colorées et détaillées. Le fond sonore (vent marin, chants d'oiseau, etc...) nous immerge bien comme il faut dans l'aventure.

On se prend sans peine pour un Robinson sur son île à chercher partout le moindre petit indice et à glaner le moindre objet qui traîne.
Il y a des lieux à découvrir. Enigmes et puzzle viennent ralentir notre progression.
Reste qu'Elansar n'est pas très difficile, ni très long pour celui qui a déjà joué à Myst, la référence du genre. Comptez 2 ou 3 heures pour en voir le bout. Gardons en tête qu'Elansar est un jeu amateur, fait avec passion par un seul homme (ou presque).
Dans un sens, la prouesse n'est-elle pas qu'on oublie qu'on a affaire à un jeu amateur ? Elansar est bel et bien un tour de force et une magnifique expérience.
Sa grande ambition est de nous immerger dans une aventure très loin de nos rivages, et le pari est largement tenu. Un très beau jeu pour la Jaguar.
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Yopaz IceStar
2014
Développeur prolifique et talentueux, Orion_ a offert aux possesseurs de la Jaguar quelques jeux mémorables, parmi lesquels on retrouve le pétillant DiamJag. Sur une musique bien groovy, ce puzzle game datant de 2006 (déjà !) était particulièrement efficace dans son genre.
Sur Jaguar CD, Yopaz IceStar reprend le même concept que Diam Jag. Il le décline avec de nouvelles possibilités et de nouveaux niveaux...
Comme dans DiamJag, il faudra diriger un petit personnage, Yopaz qui prend ici la forme d'une petite balle, à travers des labyrinthes et en récoltant au passage toutes les étoiles. Petite contrainte, lorsqu'on déplace notre balle, elle ne s'arrête que lorsqu'elle rencontre un mur. Du coup, on doit se démener à découvrir le bon chemin en choisissant les bonnes directions.

On a droit à 40 niveaux répartis dans 3 niveaux de difficulté. Les premiers sont repris intégralement de DiamJag et conservent ce coté malin, astucieux qui m'avait bien plu dans le premier jeu.
Le level design est inspiré avec par exemple des murs formant des lettres, les niveaux s'enchaînent bien, sans jamais être répétitif, et les labyrinthes tordent joyeusement le coup à la logique.
On peut être bloqué, et faire un reset du niveau autant de fois qu'il le faudra.
Les niveaux les plus durs, inédits, dans le mode "Advanced" nous réserveront bien des surprises, en renouvelant le challenge et en multipliant les possibilités.
On pourra ainsi se téléporter, changer de couleur pour récupérer les étoiles de la même teinte que nous (idée géniale exploitée à la perfection). On aura également des ennemis pour nous mener la vie dure. Ils rajouteront une bonne dose de stress, nous obligeant à avoir un bon timing pour passer au travers. Orion_ insuffle là une vraie difficulté à son jeu.
Ce qui rallonge également la durée de vie de Yopaz IceStar, est l'ajout d'un éditeur de level qui permet au joueur de créer ses propres niveaux. Créer un parcours ingénieux ou marrant demandera de se creuser tout autant la tête que de les défaire.

Assurément Yopaz IceStar est un bon jeu. La finition de la réalisation est très agréable; les fonds (de jolies planètes) et l'ambiance sonore (outre la musique electrospace, on a droit à des digits vocaux à la Skylar de Cybermorph !) sont particulièrement soignés et confèrent au jeu une ambiance zen et spatiale bien appropriée.
Avec Yopaz, le Jaguar Cd se transforme rapidement en planétarium en nous conviant à la pêche aux étoiles...
Puzzle game efficace, il est la parfaite déclinaison de DiamJag avec des petits plus en plus : un challenge à la hausse et un génial éditeur de level.
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Philia - the Sequel to Elansar
2014
Nouvelle aventure signée Orion. L'année d'avant, Elansar nous faisait découvrir une île pleine de mystères à travers les yeux d'un Robinson. Sa suite sur Jaguar CD, Philia, est une plongée dans le subconscient de sa dulcinée.
L'aventure nous fait suivre Elina dans ses songes, trois mondes dans lesquels elle doit tout faire pour sauver son cher et tendre.
Comme dans tout bon point'n click qui se respecte, le jeu propose un gameplay intuitif : un curseur à déplacer et un écran d'inventaire pour les objets. Simple et très efficace. Par rapport à Elansar, on gagne une vision à 360°, ce qui est idéal pour scruter chaque point du paysage sans se déplacer.

A noter que le Memory Track est pris en compte, il est donc possible, petit confort pas négligeable, de sauvegarder à tout moment.
Les énigmes prennent souvent la forme de puzzles. La recherche d'objets est toujours là mais elle ne constitue pas l'essentiel de l'aventure comme dans Elansar.
On perd d'ailleurs un peu ce qui faisait l'attrait d'Elansar : l'exploration. Le monde est magnifique mais il est divisé en trois lieux distincts, sans possibilité de passer de l'un à l'autre quand bon nous semble, et ils se visitent assez rapidement. Cela ne veut pas dire que le jeu est moins bon, Philia est juste différent.
Les énigmes sont bien plus nombreuses que dans le premier volet et bien plus exigeantes aussi pour les méninges.
Vu le coté tordu de certaines énigmes (le schéma des poumons, la rosace de couleurs, le piano), le jeu oppose une belle résistance. J'ai bataillé de bonnes heures devant pour en voir le bout et les astuces au dos du manuel n'ont pas été de trop.

Philia est bien plus long qu'Elansar avec une grande variété d'énigmes (énigme musicale, devinettes avec différents supports, puzzles etc...) qui fait plaisir.
Graphiquement, le jeu est superbe. Les images en 3D sont belles, détaillées, colorées, avec une excellente résolution. A la différence de l'île paradisiaque d'Elansar, tout se passe de nuit dans des tons bleus en ce qui concerne les deux premiers monde. L'ambiance de rêve est également marquée par des éléments dissonants comme ces portes disposés en cercle lorsqu'on découvre le jeu.
Support CD oblige et petite cerise sur le gâteau, on a droit a des cinématiques du plus bel effet qui ponctue idéalement les phases de jeu.
Le Jaguar CD est mis à l'honneur avec cette très belle suite qui termine l'aventure commencée il y a un an avec Elansar. L'ambiance de rêve est là. Avec une pelletée d'énigmes tordues, le jeu est exigeant et s'avère passionnant.
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Alice's Mom's Rescue
2015
Pour la petite histoire, la maman d'Alice vient de se faire enlever par un vilain corbeau. Sur les bons conseils d'un lapin malin, Alice prend son baluchon pour parcourir le monde à sa recherche...

Après la version Dreamcast éditée par Hucast, Orion nous propose son Alice's Mom's Rescue sur Jaguar CD... et sur PC, puisque la galette est multi-support ! Une initiative très sympa qui permettra à ceux qui ne posséde pas l'add-on d'Atari (de moins en moins fiable et de plus en plus rare) de tout de même y jouer.
Le but du jeu est, je vous le donne en mille, de trouver la sortie. Il faudra pour ça dénicher des clés de couleur, ouvrir des passages à l'aide d'interrupteurs, et trouver le bon parcours... Bref gare aux fausses pistes, aux impasses et aux pièges. Sans parler des ennemis comme ces chachats diaboliques qui nous grifouillent les mollets dés le premier niveau !
Le jeu reprend bien entendu les éléments du conte de Lewis Caroll, à savoir une Alice toute choupinette, un monde merveilleux et des champignons magiques qui influent sur la taille de notre amie... champignons... taille... plates-formes... Vous pensez à Mario ??...
Si on sait que le débonnaire plombier doit énormément à Alice au Pays des Merveilles. Alice's Mom's Rescue n'a pourtant rien d'un Mario-like. Le jeu fait bien plus appel à la réflexion qu'aux purs réflexes.

Au contact des fameux champignons, gros ou petit, notre Alice rapetissera en mode lilliputien ou reprendra sa forme normale. Cette possibilité de rapetisser permettra ainsi de passer dans des endroits inaccessibles, souvent bourrés de pics. Et de se faufiler partout.
Néanmoins, lorsqu'on est tout petit, la contrepartie est qu'on sautera bien moins haut et bien moins loin. Du coup, en mode lilliputien, n'espérez pas passer vivant une série de plates-formes suspendues au dessus d'une mare de lave...
D'ailleurs, lorsque j'ai vu les premières plates-formes, toutes petites et mobiles, j'ai eu peur que le saut ne soit pas à la hauteur et rende la partie délicate. Or il est étonnament précis. On peut aisément changer de direction en plein saut. Si jamais on perd en tombant, on ne pourra s'en vouloir qu'à soi-même.
Pour décrire les mondes visités, on a la campagne bucolique avec ses chachats de la Mort et ses petits papillons, les souterrains infernaux infestés de chauve-souris et la montagne du méchant Corbeau avec ses arbres morts et sa Lune faussement amicale.
25 niveaux répartis sur ces 3 mondes, c'est pas mal du tout. D'autant que le level design se renouvelle avec des parcours variés qui prennent la forme de casse-têtes.
Le jeu se base sur le "try and retry". Il faudra sur certains niveaux bien coriaces, pas mal d'essais avant de trouver le bon chemin. Si le jeu se parcourt en 4 bonnes heures, et qu'il paraîtra court au commun des joueurs, il ne se fait pas forcément les doigts dans le nez.
Surtout si on se met en tête d'obtenir à la suite tous les "Perfect" pour avoir droit au bonus promis à la fin du jeu. Aucun droit à l'erreur dans ce cas-là. Ramasser tous les diamants pour obtenir les fameux "Perfect" est un challenge ardu qui comblera les plus accrocs de la plate-forme.

Alice's Mom's Rescue est pour moi la définition même de "choupi". Les décors sont simples et tout ce qu'il y a de plus mignon, façon rétro, rappelant la glorieuse époque des 16-bit avec des petits détails soignés partout. Le jeu manque un poil d'animation, mais les quelques efforts (oiseaux et papillons qui volètent) sont agréables à l'oeil.
Quant aux musiques, tantôt douce, tantôt rêveuse, tantôt pleine d'entrain, elles sont très jolies. Elles renforcent, chacune à leur manière, la "choupitude" de l'ensemble.
Choupi mimi, Alice's Mom's Rescue est une vraie petite friandise !
Orion nous a concoté un jeu de plates-formes malicieux, mignon et bien agréable avec 25 niveaux bardés d'énigmes et de dangers (les chachats de l'Enfer !). A déguster sans modération avec une tasse de thé.
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Escape 2042 - The Truth Defenders
2017
Défenseur de la vérité, Shun est enfermé dans la sinistre prison Bulor 24, où se trouvent tous les opposants au régime en place. Ses compétences en informatique vont heureusement lui permettre de déjouer le système de surveillance et de se sortir de sa cellule. Débute alors la grande évasion...

Système de télésurveillance hightech, gardes qui font le guêt, codes d'accès pour ouvrir les portes, Escape 2042 nous offre une véritable expérience d'infiltration sur Jaguar... Une première à saluer sur la 64-bit d'Atari.
Avant que le jeu ne nous surprenne en cours de partie. Mais chut, n'en disons pas plus...
1er constat : Escape 2042 bénéficie d'une réalisation soignée.
Les musiques s'avèrent bien rythmées et l'aspect retro des graphismes a un cachet indéniable. Escape 2042 rappelle les glorieux Metroid ou Megaman sur NES, et même Flashback pour l'ambiance SF. Un visuel réussie, tout comme l'animation de notre personnage, une silhouette se faufilant gracilement entre deux soldats.
2ème constat : le maniement est parfait, on s'adapte à toutes les situations sans redouter de faire un mouvement ou un autre. Seule la grenade interroge sur son utilité : je ne m'en suis, par exemple, jamais servi contre les gardes durant ma partie.
Labyrinthique à souhait, avec des clés à trouver, la prison nous réserve du die and retry sous haute tension. Orion arrive ici à insuffler une difficulté qui manquait parfois dans ses précédentes productions, le jeu n'hésitant pas à se montrer sadique.

Le level design de chaque salle est en effet étudié pour nous obliger à rester concentré à chaque instant. Le plus marquant reste ce mini-jeu avec des codes d'accès à mémoriser, que l'on doit reproduire en quelques secondes.
Il rythme divinement bien la partie et s'il a l'air très simple en apparence, on n'est pas loin d'avoir la petite goutte de sueur sur la tempe à chaque essai : la moindre erreur nous réduisant en un tout petit tas de cendre.
Les caméras (qu'on pourra désactiver avec des grenades) sont toutes aussi intraitables. Heureusement pour seule punition, la mort nous fera recommencer à l'entrée de la salle.
Une fois la lumière du jour retrouvée, le jeu s'ouvre à mon grand étonnement sur d'autres espaces et sur d'autres gameplays. On a droit à d'autres petits jeux : une phase (très frustrante) en vaisseau spatial où l'on est pourchassé par l'armada ennemie, et une phase (excellente) de descente en rappel le long d'une falaise vertigineuse.

Il y a surtout des niveaux extérieurs, loin des 4 murs de la prison, se débarrassant ainsi de l'aspect claustro et abandonnant peu à peu les éléments d'infiltration qu'on trouvait au départ. La dernière partie, en forêt, sur une musique zen est ainsi une pure phase d'exploration et de plates-formes. Plus de caméra et plus de porte à ouvrir, la difficulté y est même quasiment absente.
Autant l'avouer, j'ai trouvé ça curieux. Orion tenait avec sa première partie un concept parfait et cohérent qu'il aurait pu décliner encore et encore, sans risquer le hors sujet.
Passé la surprise, ce changement de cap m'a fortement intrigué, sans pour autant me décevoir (en dépit de la phase spatiale qui n'est vraiment pas à mon goût). Je salue au final la démarche d'Orion de tenter et de s'échapper d'un carcan pour offrir une aventure, jamais jouée, aux situations diverses.
ô Joie de goûter à l'infiltration sur Jaguar avec un platformer parfois bien sadique, et ludique, qui oblige le joueur d'être sans cesse en alerte.
Passé la case prison, le jeu réserve même quelques surprises en prenant le risque de surfer sur d'autres types de gameplay. A jouer !
Le jeu tournant sur Game Boy
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L'interview
Bonjour, Orion_, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Cédric, pseudonyme Orion_, j'ai 30 ans (en 2015), je suis célibataire et développeur de jeux indépendant sur PC/Android mais également sur consoles et ordinateurs rétro.
Comment t'es venu le goût pour la programmation ?
J'ai découvert l'informatique vers 8 ans dans les années 90 avec un Atari STe, au départ j'ai commencé à jouer comme tous les enfants, et comme j'étais fasciné par ces jeux, j'ai eu cette envie de vouloir faire pareil, j'ai commencé en utilisant le Basic Omikron fourni avec l'Atari ST et plus tard quand j'ai eu Internet j'ai pu apprendre d'autres langages très rapidement.
Quelles sont tes premières créations? Tes premiers jeux ? C'est ceux qu'on trouve dans ta compilation ?
Oh non je n'ai pas commencé avec la Jaguar, j'ai fait quelques petites ébauches de "jeux" en Basic sur Atari STe quand j'avais 14 ans, puis plus tard j'ai réalisé d'autres petits jeux sur PC, puis sur ma calculatrice TI-89, puis sur GP32, et plein plein d'autres consoles et ordinateurs, voyez mon site et vous verrez que je suis multiplateforme
Elansar et Philia sont des jeux magnifiques, comment ces deux projets ont abouti ?
L'idée de faire un jeu comme cela date de l'époque où j'ai découvert Riven sur PS1, j'ai trouvé l'ambiance de ce jeu ainsi que les images vraiment incroyables, et je voulais vraiment faire un jeu comme cela, grâce aux logiciels d'image de synthèse qui existaient j'imaginais que ça allait être possible, malheureusement j'étais trop jeune et trop peu expérimenté.
Dix années plus tard, lorsque les logiciels ont évolué, se sont simplifiés, et même si je ne suis pas graphiste à la base, j'ai fait quelques essais et j'ai eu un résultat satisfaisant, je me suis donc lancé dans la modélisation de l'île, sans vraiment de scénario, j'ai construit ensuite l'histoire au fur et à mesure, ma soeur m'ayant aidé un peu pour la fin. Cela m'a pris un peu plus d'un an et demi de mon temps libre pour avoir une version finale, j'ai ensuite voulu porter le jeu sur le plus de plateformes rétro possible, d'abord l'Atari Falcon, puis PC, Android, et enfin la Jaguar.
La suite Philia, s'est fait naturellement après le succès d'Elansar.
Quelles sont tes inspirations, tes références pour ces deux jeux ?
Comme dit dans la réponse précédente, j'ai été très inspiré par Riven (Myst), ainsi que par les point & click de Lucas Arts comme "l'Ile au singe".
As-tu envie de réaliser un troisième volet ou Philia restera l'ultime épisode ?
J'ai un projet de jeu d'aventure dans mes cartons mais il ne s'agira pas de la suite de Philia, ce sera une toute nouvelle histoire. Je trouve que Philia se termine bien comme ça et qu'il n'y a pas besoin de suite.
Ton tout dernier jeu a être sorti sur Jaguar est Yopaz-IceStar, un puzzle game à base de parcours, c'est la suite de DiamJag ?
Je dirai que c'est la version aboutie de DiamJag, qui restait un jeu amateur. Yopaz fait plus fini et plus complet avec l'ajout d'interacteurs permettant de vraiment donner du volume au principe de base du jeu.
Combien de temps as-tu passer pour construire les niveaux du jeu ? Des cobayes les ont testé ?
Je ne me souviens plus du temps passé sur le level design, mais disons plusieurs semaines assurément. A la fin on a l'impression de se répéter, c'est pour ça que j'ai inclus un éditeur de niveau, afin que le joueur puisse en faire à l'infini ! Des gens ont testé oui, principalement les membres de Jagware.
Et dans le petit monde des jaguaristes, vous vous rencontrez ? Vous avez des projets en commun ? Un projet solo ?
On se rencontre principalement aux conventions AC et RGC qui se déroulent tout les ans à Meaux, pour discuter, présenter nos projets. Il y a eu des tentatives de projets en commun, mais très peu ont abouti, parce que on est jamais mieux servi que par soi même.
Au risque de décevoir les fans de la 64-bit d'Atari, quelle est ta console préférée ? Pour jouer ? Pour programmer ?
Ma console favorite est paradoxalement celle pour laquelle j'ai sorti le moins de chose, il s'agit de la Playstation 1, car ça a été ma première console de jeu, tout simplement. J'ai sorti Yopaz sur PS1, et très peu de monde se sont montrés intéressés, à peu près 10 fois moins que sur Jaguar, c'est pour ça que je n'ai plus fait grand chose sur PS1, parce que ça n'intéresse quasiment personne.
J'aime aussi beaucoup la Megadrive et le MegaCD. De toutes les consoles que j'ai testé, je dirai que la Jaguar est la plus complexe à programmer, mais je commence à avoir l'habitude donc ça n'est plus un problème pour moi maintenant. Ce qui est motivant sur Jaguar c'est la grande communauté de joueurs qui reste toujours entousiaste à l'idée d'accueillir de nouveau jeux.
Merci Orion_ et à bientôt
Le site d'Orion_ : https://www.orionsoft.games/index_fr.html
