8789 jeux // 10057 avis // 7894 screenshots // 1985 musiques // 56 dossiers
TUNIC, TUNIC, TUNIC... Tu t'es fait niquer 30 boules, oui ! Les graphismes et le design général, personnellement ça me fait penser à des jeux sans envergure sur smartphone du style de Hitman Go, c'est lisse. La bande-son n'est pas vraiment enivrante ni épique. Reste l'univers du jeu, des plus mystérieux, mais pas complètement incompréhensible : il se distille et s'apprécie à la façon d'un jeu FromSoftware. D'ailleurs, en parlant de cette boîte, parlons du gameplay de Tunic. Accrochez-vous à vos manettes car le jeu est bien plus exigeant qu'un Dark Souls ou autre Elden Ring. A la manière d'un Zelda, vous commencez votre périple avec quasi aucun équipement, et dès le début vous allez en baver. Une fois le bouclier récupéré, vous pourrez vous protéger et tenter d'exercer des parades face aux attaques de vos adversaires, ce qui aura pour effet de les étourdir. Je vous le dis de suite, ce système de parade est bien trop lent donc difficilement utilisable. Vous avez aussi une roulade qui met trop de temps à se déclencher. Donc les combats s'avèrent être un chemin de croix. Reste la découverte de pages de manuel qui vous donneront des indices sur votre quête de façon originale.
Iglou
ZELDA X THE WITNESS
Tunic est un chef d'œuvre, mais avant toute chose, c'est quoi Tunic ? C'est un action-RPG très inspiré de Zelda, avec un soupçon de Souls dans ses combats, mais ne vous y trompez pas : malgré son air mignon, Tunic est un jeu relativement difficile. Vous allez devoir parcourir 5 petits donjons afin de délivrer une personne enfermée dans un cristal. Là où Zelda va mettre l'accent principalement sur les énigmes dans les donjons, Tunic va se concentrer essentiellement sur l'exploration, avec de nombreux mystères, et pendant vos pérégrinations vous allez ramasser des pages d'une notice, comme celle que nous avions pendant l'ère NES, avec ses dessins explicatifs. Car oui, le jeu ne vous guide jamais, le livret est à 95% dans une langue inconnue, et c'est à vous de faire le rapprochement entre les pages et ce que vous voyez dans le jeu. Tunic reste très sage jusqu'au boss final, mais celui-ci n'est en fait que le milieu du jeu, et c'est ainsi que commence le vrai jeu de piste. En dire plus serait vous gâcher la surprise : sachez juste que c'est incroyable ! Sortez vos papiers et affûtez vos crayons, car vous allez en avoir besoin.
Voilà un jeu bien trompeur : on croit jouer à un Zelda, et Tunic rappelle en effet le tout premier, jusque dans sa notice – dont on doit trouver les pages – qui nous sert de guide… mais dans une écriture grandement illisible. Lorsque les premiers ennemis coriaces débarquent, l’aspect « Dark Souls » prend le pas, notamment avec ses boss sans pitié, mais l’aventure n’en suit pas moins son fil conducteur, nous incitant à déchiffrer la notice où l’on remarque des indices, griffonnés à certains endroits par un « précédent joueur » à qui on aurait emprunté ou racheté le jeu. Cryptique, Tunic le devient davantage à mesure que l’on progresse, au point de douter de notre quête : triompher du boss final est-il bien le réel objectif de Tunic ? Car en parallèle de cette quête principale, se dresse une quête secondaire finalement plus importante encore, qui m’a en revanche quelque peu perdu. Sans une soluce, j’admets tout penaud que je n’aurais pas saisi la logique de l’énigme ultime… jusqu’à finalement comprendre le sens du véritable message de Tunic : chercher une aide n’est en rien une honte, car le partage du savoir fait aussi partie de l’expérience !