ALAN WAKE 2  
Suggestions
OUI, MAIS...
Iglou Treize ans après le premier opus, Remedy revient avec une formule plus aboutie mais pas forcément plus équilibrée. Alan Wake 2 témoigne d’une vraie maturité narrative : le studio brouille brillamment la frontière entre réalité et fiction, jouant autant avec ses personnages qu’avec sa propre image à travers Sam Lake. Sur ce plan, c’est une réussite indéniable. En revanche, côté gameplay, le virage vers le “survival horror” reste timide. Les munitions abondent, les ennemis manquent de variété, et la tension s’en trouve atténuée. Remedy compense en misant davantage sur l’exploration et l’ambiance, avec quelques séquences d’horreur marquantes qui prouvent leur savoir-faire. Pourtant, on sent parfois le jeu prisonnier de sa narration, au détriment du plaisir de jouer. Alan Wake 2 fascine autant qu’il déçoit : ambitieux, mais souvent trop confus et déséquilibré pour pleinement convaincre. À force de vouloir trop en dire, Remedy finit par perdre un peu la lumière qui guidait son héros.
OUI !
Wizzy Le soft power finlandais est en marche ! Le jeu a beau se dérouler à Bright Falls, États-Unis d’Amérique, Alan Wake, notre écrivain maudit, est bien tourmenté par une folie venue du Nord : du métal rugissant, des dieux nordiques en maison de retraite, un humour pince-sans-rire à la Kaurismäki… Atypique, tout comme ces fréquentes ruptures de ton ou ces passages troublants en FMV, Remedy assume, maîtrise ses effets de manche et chose incroyable pour moi, parvient à ne jamais trahir l’essentiel. La lumière reste — et restera — notre salut (même à Coffee World) et les gunfights, revêches et à l'ancienne, fleurent bon la Xbox 360, ce qui n'est pas pour me déplaire. Alan Wake 2 prend aussi son temps, glissant davantage vers le jeu d’enquête. De temps à autre, il faudra s’enfermer dans notre "antre mentale", un refuge avec un tableau d’enquête façon FBI. Une bonne idée qui permet de recouper nos informations sans passer par les habituels menus. Mais les visites imposées pour faire avancer l'histoire peuvent finir par user. En dépit de ses imperfections, Alan Wake 2 reste un bel et sombre objet vidéoludique, d’une densité impressionnante.
OUI, MAIS...
Twinsen Threepwood Revenue d'entre les morts 13 ans après son annulation, la suite d'Alan Wake est un petit miracle, dû avant tout à la pugnacité de son studio, Remedy, mais aussi au concours financier d'Epic Games, devenu éditeur. Cet épisode 2 est à la fois une suite scénaristique côté récit et un soft reboot côté jeu. On se retrouve dans une formule hybride entre cinéma d'art et essai et survival, avec une grosse inspiration de Resident Evil 2 Remake. Incarnant 2 personnages plongés chacun dans des dimensions différentes, avec en plus des altérations de réalité des 2 côtés, AW2 est aussi innovant que déconcertant. Beaucoup d'idées de mises en scène, quitte parfois à oublier de laisser jouer le joueur ; plusieurs composantes de gameplay intéressantes (survival, TPS ou même, jeu d'aventure avec une antre mentale empruntée aux Sherlock Holmes), mais jamais poussées suffisamment loin. Des phases purement géniales ("chantons !") et d'autres bien plus laborieuses ; une réalisation visuelle du tonnerre (grosse influence de Stranger Things) mais des boucles montrant des moyens parfois limités. AW2 est imparfait, mais intéressant. Les personnages sont prenants et le jeu est long. Pas mal et bravo !
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