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Développé par la petite team lyonnaise de Redlock Studio, Shattered est un souls-like, genre en vogue depuis quelques années. La concurrence est rude, mais le soft a de bons arguments. Dès les premières secondes, je suis tombé amoureux de la DA du jeu, que ce soit les décors, le design des personnages ou tout simplement le monde d’Hypnos, le tout épaulé par un excellent level design. Ce n’est pas tout : les combats de boss sont certes classiques mais restent très agréables avec, quelques-uns sortant vraiment du lot. Malheureusement, j’aurais voulu mettre un “Oui” à Shattered, mais en l’état de la 1.0, il est difficile de mettre mieux qu’un “Oui mais”. Le jeu a des gros soucis de finition, il m'est souvent arrivé d'être bloqué entre deux murs, de voir mes coups manquer ma cible dès que je suis en contrebas d'une pente ou entouré d'objet du décor. Sans oublier, la sortie difficilement trouvable d'un niveau dans le brouillard, et les scènes de plate forme pas toujours à leurs place, mais héritées des 5 ans de développement du jeu. Shattered transpire la passion et l'amour des créateurs pour leur jeu, il manque simplement de finition pour être une excellente alternative au genre.
Le Roi n'est plus là. Le royaume d'Hypnos est désormais à la merci de sombres démiurges. A nous d'abattre ces derniers en souvenir du bon Roi et d'un glorieux passé... La D.A futuriste et éthérée assure côté ambiance et l'univers de Shattered intrigue même lorsque tout, à mes yeux, s'enlise. Le plaisir d'explorer est fluctuant, à la dérive : les premières zones sont maîtrisées en termes de level design, puis le hasard et le vide (que l'on ne cherche même plus à combler) prennent le dessus. Combien de fausses pistes involontaires menant à d'improbables impasses ? Faire de l'hoverboard dans de vastes plaines en low poly apporte un peu d'air frais. Mais pour une bonne idée, il y a de la boue tout autour : les sauts flottants, les parties plateformes ratées, les brusques saccades, l'imprécision générale lors des combats (se faire toucher en étant à un mètre du coup !)... Quand les bugs ne s'en mêlent pas, comme de passer au travers des textures ou du sol (c'est encore mieux) ou de subir des crashs avec pop-up et retour au menu (dont un mémorable durant un combat de boss). J'ai terminé ce jeu dans l'amertume, et la douleur.