XENOBLADE CHRONICLES 2  
Suggestions
SENTIMENTS MITIGES
Blondex La série Xenoblade s’installe progressivement, et on peut s’en féliciter. La sortie rapide du jeu pour accompagner la première année de commercialisation de la Switch a toutefois eu un prix, et ce prix, c’est la qualité inégale de l’aventure : divisée en davantage de contrées moins étendues, elle favorise le scénario au détriment de l’exploration (en fait, une demande des fans mécontents de Xenoblade X), même si les amateurs de promenades vidéoludiques ont encore de quoi faire. Une partie non négligeable du jeu consiste ainsi à visionner des cinématiques, mais l’histoire accumule à mon goût bien trop de clichés japoniais du manga. Les lister serait trop long, mais j’en ai parfois franchement soupiré ! Heureusement tout de même, le jeu réserve aussi beaucoup de bons moments, car malgré une réalisation technique moyenne (désastreuse même en mode nomade), la touche artistique est une nouvelle fois remarquable, avec des décors recherchés et des musiques magnifiques. Parfois indifférent au sort des protagonistes durant l’histoire, j’ai pu aussi m’attacher à eux lorsque le jeu a cessé de me tenir par la main et m’a laissé plus libre de vivre ma propre aventure.
VAGUE A LAMES
Guisbeu Longue aura été l'hésitation entre le "Oui" et le "Oui, mais...". Après 130 heures de jeu (et probablement bien plus si l'on veut récurer le titre entièrement), l'impression que laisse ce Xenoblade 2 est au final très mitigée. Les interminables scènes et dialogues, à la mièvrerie parfois insoutenable, font que le scénario n'atteint jamais la profondeur tragique du premier opus, et amènent au final une lourdeur qui trouve son écho dans l'inutilité de la multiplication des lames de base et des innombrables objets à collecter, et dont on se demande à quoi ils servent pour la plupart. Cependant, le titre est servi par une réalisation plus que correcte (si on occulte le rendu catastrophique en nomade), un système de combat aux mécanismes très bien pensés, complexes sans être abscons. La direction artistique est chatoyante et plus que plaisante, avec des panoramas à couper le souffle et la BO est proche de la perfection. Même s'il ne rejoindra pas son aîné au panthéon vidéoludique des softs justifiant à eux seuls l'acquisition d'une console, le titre de Monolith est pourtant plaisant, et on aimera se perdre dans les différents lieux d'Alrest. La barre était sûrement trop haute.
UN NOUVEAU CHEF D'OEUVRE
Twinsen Threepwood Pourquoi joue-t-on au JRPG ? Pour vivre une aventure inoubliable. De celle qui vous marque à jamais. Offert aux rares gamers présents sur Wii, Xenoblade Chonicles avait ressuscité le genre avec ferveur et passion. Ni plus, ni moins. Après la parenthèse "X", Monolith revient donc enfin à l'univers des Titans, et quelle joie ! Je regarde le générique de fin en écrivant ces lignes et je repense à ces 90 heures de pur bonheur, à la beauté de cet univers et de ces biomes sans nul autre pareil. Le récit de Rex et des Lames m'a captivé de bout en bout. Une vraie empathie est née. J'ai de nouveau 14 ans. Le système de combat reste excellent, le contenu phénoménal et l'univers, artistiquement plus beau et plus étendu que jamais. Il y a une véritable réflexion sur le système de jeu, d'une richesse et d'une profondeur rare. La musique, entièrement symphonique, entrera dans l'histoire du medium. Qu'importe la technique un peu en retrait (mais désormais stabilisé avec les patchs) ou le ton résolument plus cinématique et shonen du récit (perso, j'adore !) : Xeno 2 m'a profondément marqué, au moins autant que le 1er. Il va être difficile de redescendre après une telle aventure. Merci Monolith !
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